framework
Amis, ne creusez pas vos chères rêveries ;
Ne fouillez pas le sol de vos plaines fleuries ;
Et quand s'offre à vos yeux un océan qui dort,
Nagez à la surface ou jouez sur le bord.
Car la pensée est sombre ! Une pente insensible
Va du monde réel à la sphère invisible
(...)
La pente de la rêverie
Victor Hugo
in your hand
Pourquoi Blaise a t'il arrété d'écrire?
aussi longtemps?
En plume
Look up look up
une plate bande de géranium au pied d'une barre d'immeuble, une grille autour d'un arbre, trébucher, entrer dans le métro, sous les pas préssés, se faire bousculer d'ailleurs
Les ressources
les réveil matins
La collection de vieux réveil matins cassés à force de réveiller les matins de Lisa, Marie, Rose
La collection d'images où elles attendent que la photo se prenne, elle s'abime.
Un jour sans
et l'idée de départ est toujours la meilleure. C'est pourquoi il faut beaucoup chercher pour se tromper, trouver des chemins pouvoir se balader. Pour se rendre épuisé au point d'où l'on vient et sentiment familier d'une ville dans laquelle on revient.
Elle une jeune femme dans une grande ville. Elle est la ville, Paris? Vancouver? Hong-Kong? Buenos Aires? destine ses pensées à quelqu'un dans une ville. il amour? ami? frère? Est-il Paris, Vancouver? Vienne? Bueno Aires? Elle le connait suffisamment pour savoir qu'il marche dans ses rues, monte dans les ascenseurs, donne son sang, n'aime pas ce candidat, il chante aussi la chanson que fredonnent les grandes villes. Elle sait qu'il a vu ses photos apparaitre sur les murs, les trains, les quais, les murs. Sans avoir de nouvelles de lui, elle sait qu'il choisira plutot le train que l'avion pour traverser le pays et qu'il profitera de l'attente pour tracer des mots sur un coin de livre, des traits au crayon de ce qu'il voit. Le trait continu d'une correspondante absence. D'elle à lui. Les mots comme des pièces s'assemblent seuls. Elle reprend le brouillon de sa lettre à chaque fois qu'elle y pense. Correspondance. Et elle pense que les brouillons s'échangent par eux même. Absente. La preuve, les mots continuent par eux même. Ils restent après la fin. Les morceaux de papiers séparés se perdent les uns pour les autres. Se recouvrent. Les pages d'un livre décrochées du mur d'où naissent les mots, se relient aux autres. Il ne faut pas de répétitions on lui dit, ne répète pas les mêmes mots. Le brouillon change un peu. Il change peu. Un mot par-ci recouvre un mot par-là. Juste comme il faut pour avoir toujours envie. Pour rester ensemble, la jeune fille et la ville qu'elle décrit et qu'elle n'a jamais vu. Elle s'imagine comme elle, capable d'abriter tout ses habitants. Elle les encercle dans ses murs, leur parle comme plus jeune, le front contre la vitre arrière de la voiture où elle révait de marcher pour se perdre parmi eux. Avec la ville pour privilège. La voiture ne s'arrête pas, d'un trait continu de la maison à l'école, de l'école à la maison ne quitte jamais les rails tant rassurants qu'usés. Si souvent empruntés qu'elle y invente les détails, moindre gravier, pierre bougée, galets jaunes du grand parking devant l'école, gravier gris devant la maison, et jaune à l'école, la malle en bois lourd qu'elle aperçoit un matin gris dans un massif devant l'école disparaît le soir même. Cette boite, un trésor certainement très important, autrement elle ne l'aurait pas inventé. Le genre de route si familière qui sait vous ramener chez vous les yeux fermés. Elle sent que c'est par ce chemin familier qu'ils ne partagent pas qu'elle ...Elle invente un décor remplit de coins pour.... Elle habite ici, enfance aperçue, colis suspect. Traffic s'interrompt. et reprend pour n'en plus reparler. Le petit jour mène les enfants à l'école encore ensommeillés pour qu'ils inventent ce que contiennent les boites.
une voleuse qui court sur les toits
a fait tomber ses poches derrière elle
Sésame
Combien de temps il a fallu à cette fille si légère, pour se poser là. Suspendue au bord du vide, si près que je crois le toucher. Le bout de mes doigts reconsidèrent de façon isolée un bruit une vision un mouvement, la retiennent. Au moins tout le temps il lui aura fallut.
petit matin petit soir
Algues fluorescentes les longues après-midi trainantes, rivières de moteur periphluorescentes. Les bruits des trains qu'on gare sans arrêt la nuit, mammifères aquatiques pour lesquels on construit un toit de verre. Roulent sur des rails ondulés.
le son, le décor autour
Dors visage. Je sors moi. Je sors de chez moi. Je ne suis plus chez moi. Why the hands feel so good? Tous les visages parlent d'eux-mêmes avant qu'on les connaissent. Toutes les vitres de la tour d'en face se reflètent sur mon batiment, sur les murs de mon appartement, sur mon oreiller où dort ton visage. Pixel carré. Les reflets sont entrés dans la pièce, légers pour ne pas te réveiller, ont décalqué le dehors dedans où tu dors. Un dossier "image divers manquantes" dépasse de la poubelle. Et tous les autres dossiers remplis d'images qu'on ne voit plus et les poubelles s'entassent sur le bureau. "Apprend à ranger! Ton bureau est le reflet de ce qu'il y a dans ta tête" j'entends. Je sors bras nus. Dehors, pas mal de gens dorment dans leurs voitures à l'échangeur.
eppeler marcher
Elle voulait que tu te débarrasses de ce vieux meuble selon elle responsable de ta melanchollyre. Tu avais inventé ce mot afin que je comprenne. Mais on ne met pas à la poubelle tous les marrons parce que c'est l'automne. Comme si de rien n'était le jardin public. Ta présence, suis-je le propriétaire de ce corps inconnu et compliqué par le silence?
enfant-reptile
photo Sebastião Salgado
Des brindilles superflues
quand tu marches dessus,
ils s'en font des nids
qui croustillent sous tes pas.
C'est la première fois
que les feuilles d'herbes
en voient un de si près.
Elles s'attroupent tout autour
pour le toucher, de tout leur long,
le consoler en arabesque,
le reconnaissent, le recouvrant.
Elle le poussent par dessous un petit peu,
le soulevant d'un millimètre. Disparition.
Ce qu'on appelle nid est resté dans la chute,
suspendu entre la plus haute branche du cyprès
et le tapis vert et nu de l'oubli.
Croustillant.
C'est resté suspendu,
entre ses doigts qui dansent, appuient sur les pistons,
Et elle qui danse,
balaye de sa main, les yeux
oublient de cligner.
Et son front plisse
légèrement faux,
désaccordé. Si
légèrement, qu'il ne sert à rien de le remarquer.
Elle semble aussi instable qu'une humeur de février
éclats de voix
nue, des brindilles
dans les yeux.
Presque plus rien à dénuder.
napi napi
Isolé des autres, un mot devient prétentieux.
Napi napi non.
cyme
Pense à un jardin ; j'irai y marcher si tu fermes
les yeux les fleurs, tu peux les croire bleues
ou tremblantes de savoir ma foulée,
une caresse. Chaque feuille s'écarte
au passage, me sachant à l'étroit.
Vient offrir de l'espace pour mes yeux.
petite flèche
Yes use it. He said
au bord de l'eau, retrouvée
grand vide
La distance entre nous, donne perspective parfois vertige, trouve un grand vide à regarder. Une grande statue plus grande que nous au détail prés, paupières fermées. Tout près.
photo glanée
Cher paysage de mer immobile,
nuages arrétés en plein vol, sol poudreux ou le soleil roule, brugnon
brulure
Le ventre du ciel dans les mains
le ciel dans les cils































































