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15 mai 2012

framework

cadresee

Amis, ne creusez pas vos chères rêveries ;
Ne fouillez pas le sol de vos plaines fleuries ;
Et quand s'offre à vos yeux un océan qui dort,
Nagez à la surface ou jouez sur le bord.
Car la pensée est sombre ! Une pente insensible
Va du monde réel à la sphère invisible

(...)

La pente de la rêverie

Victor Hugo

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04 mai 2012

in your hand

mains

cendrar2

Pourquoi Blaise a t'il arrété d'écrire?

aussi longtemps?

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03 mai 2012

En plume

 

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Look up look up

une plate bande de géranium au pied d'une barre d'immeuble, une grille autour d'un arbre, trébucher, entrer dans le métro, sous les pas préssés, se faire bousculer d'ailleurs

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30 avril 2012

Les ressources

troissprint

 

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20 avril 2012

les réveil matins

 

 

birdLise

 

 

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La collection de vieux réveil matins cassés à force de réveiller les matins de Lisa, Marie, Rose

La collection d'images où elles attendent que la photo se prenne, elle s'abime.

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26 janvier 2012

Un jour sans

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et l'idée de départ est toujours la meilleure. C'est pourquoi il faut beaucoup chercher pour se tromper, trouver des chemins pouvoir se balader. Pour se rendre épuisé au point d'où l'on vient et sentiment familier d'une ville dans laquelle on revient.

Elle une jeune femme dans une grande ville. Elle est la ville, Paris? Vancouver? Hong-Kong? Buenos Aires? destine ses pensées à quelqu'un dans une ville. il amour? ami? frère? Est-il Paris, Vancouver? Vienne? Bueno Aires? Elle le connait suffisamment pour savoir qu'il marche dans ses rues, monte dans les ascenseurs, donne son sang, n'aime pas ce candidat, il chante aussi la chanson que fredonnent les grandes villes. Elle sait qu'il a vu ses photos apparaitre sur les murs, les trains, les quais, les murs. Sans avoir de nouvelles de lui, elle sait qu'il choisira plutot le train que l'avion pour traverser le pays et qu'il profitera de l'attente pour tracer des mots sur un coin de livre, des traits au crayon de ce qu'il voit. Le trait continu d'une correspondante absence. D'elle à lui. Les mots comme des pièces s'assemblent seuls. Elle reprend le brouillon de sa lettre à chaque fois qu'elle y pense. Correspondance. Et elle pense que les brouillons s'échangent par eux même. Absente. La preuve, les mots continuent par eux même. Ils restent après la fin. Les morceaux de papiers séparés se perdent les uns pour les autres. Se recouvrent. Les pages d'un livre décrochées du mur d'où naissent les mots, se relient aux autres. Il ne faut pas de répétitions on lui dit, ne répète pas les mêmes mots. Le brouillon change un peu. Il change peu. Un mot par-ci recouvre un mot par-là. Juste comme il faut pour avoir toujours envie. Pour rester ensemble, la jeune fille et la ville qu'elle décrit et qu'elle n'a jamais vu. Elle s'imagine comme elle, capable d'abriter tout ses habitants. Elle les encercle dans ses murs, leur parle comme plus jeune, le front contre la vitre arrière de la voiture où elle révait de marcher pour se perdre parmi eux. Avec la ville pour privilège. La voiture ne s'arrête pas, d'un trait continu de la maison à l'école, de l'école à la maison ne quitte jamais les rails tant rassurants qu'usés. Si souvent empruntés qu'elle y invente les détails, moindre gravier, pierre bougée, galets jaunes du grand parking devant l'école, gravier gris devant la maison, et jaune à l'école, la malle en bois lourd qu'elle aperçoit un matin gris dans un massif devant l'école disparaît le soir même. Cette boite, un trésor certainement très important, autrement elle ne l'aurait pas inventé. Le genre de route si familière qui sait vous ramener chez vous les yeux fermés. Elle sent que c'est par ce chemin familier qu'ils ne partagent pas qu'elle ...Elle invente un décor remplit de coins pour.... Elle habite ici, enfance aperçue, colis suspect. Traffic s'interrompt. et reprend pour n'en plus reparler. Le petit jour mène les enfants à l'école encore ensommeillés pour qu'ils inventent ce que contiennent les boites.

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15 novembre 2011

une voleuse qui court sur les toits

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a fait tomber ses poches derrière elle

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13 octobre 2011

Sésame

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Combien de temps il a fallu à cette fille si légère, pour se poser là. Suspendue au bord du vide, si près que je crois le toucher. Le bout de mes doigts reconsidèrent de façon isolée un bruit une vision un mouvement, la retiennent. Au moins tout le temps il lui aura fallut.

 

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28 septembre 2011

petit matin petit soir

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Algues fluorescentes les longues après-midi trainantes, rivières de moteur periphluorescentes. Les bruits des trains qu'on gare sans arrêt la nuit, mammifères aquatiques pour lesquels on construit un toit de verre. Roulent sur des rails ondulés. 

 

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23 septembre 2011

le son, le décor autour

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Dors visage. Je sors moi. Je sors de chez moi. Je ne suis plus chez moi. Why the hands feel so good? Tous les visages parlent d'eux-mêmes avant qu'on les connaissent. Toutes les vitres de la tour d'en face se reflètent sur mon batiment, sur les murs de mon appartement, sur mon oreiller où dort ton visage. Pixel carré. Les reflets sont entrés dans la pièce, légers pour ne pas te réveiller, ont décalqué le dehors dedans où tu dors. Un dossier "image divers manquantes" dépasse de la poubelle. Et tous les autres dossiers remplis d'images qu'on ne voit plus et les poubelles s'entassent sur le bureau. "Apprend à ranger! Ton bureau est le reflet de ce qu'il y a dans ta tête" j'entends. Je sors bras nus. Dehors, pas mal de gens dorment dans leurs voitures à l'échangeur.

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12 septembre 2011

eppeler marcher

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Elle voulait que tu te débarrasses de ce vieux meuble selon elle responsable de ta melanchollyre. Tu avais inventé ce mot afin que je comprenne. Mais on ne met pas à la poubelle tous les marrons parce que c'est l'automne. Comme si de rien n'était le jardin public. Ta présence, suis-je le propriétaire de ce corps inconnu et compliqué par le silence?

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05 septembre 2011

enfant-reptile

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photo Sebastião Salgado

 

Des brindilles superflues

quand tu marches dessus,

ils s'en font des nids

qui croustillent sous tes pas.

C'est la première fois

que les feuilles d'herbes

en voient un de si près.

Elles s'attroupent tout autour

pour le toucher, de tout leur long,

le consoler en arabesque,

le reconnaissent, le recouvrant.

Elle le poussent par dessous un petit peu,

le soulevant d'un millimètre. Disparition.

Ce qu'on appelle nid est resté dans la chute,

suspendu entre la plus haute branche du cyprès

et le tapis vert et nu de l'oubli.

Croustillant.

 

C'est resté suspendu,

entre ses doigts qui dansent, appuient sur les pistons,

Et elle qui danse,

balaye de sa main, les yeux

oublient de cligner.

Et son front plisse

légèrement faux,

désaccordé. Si

légèrement, qu'il ne sert à rien de le remarquer.

Elle semble aussi instable qu'une humeur de février

éclats de voix

nue, des brindilles

dans les yeux.

Presque plus rien à dénuder.

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30 août 2011

napi napi

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Isolé des autres, un mot devient prétentieux.

Napi napi non.

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19 août 2011

cyme

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Pense à un jardin ; j'irai y marcher si tu fermes

les yeux les fleurs, tu peux les croire bleues

ou tremblantes de savoir ma foulée,

une caresse. Chaque feuille s'écarte

au passage, me sachant à l'étroit.

Vient offrir de l'espace pour mes yeux.

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09 juillet 2011

petite flèche

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29 juin 2011

Yes use it. He said

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27 juin 2011

au bord de l'eau, retrouvée

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26 juin 2011

grand vide

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La distance entre nous, donne perspective parfois vertige, trouve un grand vide à regarder. Une grande statue plus grande que nous au détail prés, paupières fermées. Tout près.

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21 juin 2011

photo glanée


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Cher paysage de mer immobile,

nuages arrétés en plein vol, sol poudreux ou le soleil roule, brugnon

brulure

 

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18 juin 2011

Le ventre du ciel dans les mains

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le ciel dans les cils

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