15 novembre 2009
parenthèses
09 septembre 2009
talk mendocino
08 septembre 2009
all
at last
07 septembre 2009
fullmoon setting
04 septembre 2009
from the block
aka marco
03 septembre 2009
Bay area, on and off




Here's another kind of couch view, that i find hard to get bored of, as long as waking up feels just like being in a bay-windowed-plane. No matter if it's 6 in the morning for Google map in real life.
02 septembre 2009
holy cross city
never enough garlic in pasta olio oglio
31 août 2009
they do the job
Back north by Hgway1, through Big Sur to Santa Cruz with people speaking an almost unheard-of dialect found on the road.
i hope the star i wished on wasn't a plane
28 août 2009
Tu me diras pourquoi

Le hasard a voulu que je me retrouve a Santa Barbara (vive le stop). En arrivant je pensais rester une nuit, et j'ai passe une semaine a repousser mon depart. Un jardinier mä heberge dans son hermite hallow, un feu a ravage la montagne et le jardin, les joggers jog, les travelers travellent, et les arbres etoilent.
waking up on a floor with a view,
creekview@dreamhouse.hermite
Marijuana field fire@botanic garden.dommage
...plentyyy of themmm@creekrocks.wish on
girl writing
Le temp que je finisse ma prune, une fille cheveux court me tend cette feuille. et s'en va. assez dur de faire semblant de pas l'avoir remarque assise par terre avec sa machine a ecrire.
Je l'ai retrouve completement par hasard deux jours plus tard au sommet d'un batiment in the mission, quartier des burritos et hipsters a velo. A regarder le typique brouillard.
je connaissais son prenom moi.
18 août 2009
A room on one's own
C'est l'anniversaire d'Archana in the Fish House, maison ou vivent dix personnes, dont elle occupe la plus petite et plus chouette des chambres avec vue dans les arbres.. Tous continents confondus, des litres et des litres de Mango lassi, des citares, des poetes perses. Ca sent la derive pour plus tard. Elle danse, elle dit des choses comme: When you do something, you should burn yourself up completely, like a good bonfire, leaving no trace of yourself. Une vraie Lion-lion. Elle dit aussi qu'il ne lui reste que deux ans pour faire des enfants et se marier. for real. Il ya beaucoup de passage ici, je laisse le gros de mes affaire dans l'abri de jardin, retiens le code du cadenas (0118) et je decolle pour North beach in the city. mission: rassembler des gens pour partir vers le nord et la region des Redwood, Mendocino et les grands arbres.
waiking up with a view,
These words I'm saying so much begin to lose meaning:
Existence, emptiness, mountain, straw:
Words and what they try to say swept
out the window, down the slant of the roof.
Rumi
13 août 2009
google dieu vous regarde
Great deal, Hardwood, nice kitchen, Clean bathroom, closet, Pets ok
rencontres entre des coins et leurs description sur Craigslist
08 août 2009
Titan is super sightseeing in Japan since 1972 soon obsolete
07 août 2009
drifting
oui je l'ai suivi, un petit moment. elle m'a mene dans le quartier de North Beach jusqu'a une librairie ou je l'ai laisse se glisser derriere le comptoir. City light book sur Colombus st..Celebre pour avoir publie Allen Ginsberg's "Howl" en1956, qui s'est fait censurer sur le coup, puis s'est rendu aussi populaire que On the road et Le festin nu. une librairie, qui vend aussi des tshirts et des sac "howl"..
La suite est pour le geographe qui est en toi:
Entre les divers procédés situationnistes, la dérive se définit comme une technique du passage hâtif à travers des ambiances variées. Le concept de dérive est indissolublement lié à la reconnaissance d’effets de nature psychogéographique, et à l’affirmation d’un comportement ludique-constructif, ce qui l’oppose en tous points aux notions classiques de voyage et de promenade: Une ou plusieurs personnes se livrant à la dérive renoncent, pour une durée plus ou moins longue, aux raisons de se déplacer et d’agir qu’elles se connaissent généralement, aux relations, aux travaux et aux loisirs qui leur sont propres, pour se laisser aller aux sollicitations du terrain et des rencontres qui y correspondent. La part de l’aléatoire est ici moins déterminante qu’on ne croit : du point de vue de la dérive, il existe un relief psychogéographique des villes, avec des courants constants, des points fixes, et des tourbillons qui rendent l’accès ou la sortie de certaines zones fort malaisés. (...)
La vie, dont nous sommes responsables, rencontre, en même temps que de grands motifs de découragement, une infinité de diversions et de compensations plus ou moins vulgaires. Il n’est pas d’année où des gens que nous aimions ne passent, faute d’avoir clairement compris les possibilités en présence, à quelque capitulation voyante. Mais ils ne renforcent pas le camp ennemi qui comptait déjà des millions d’imbéciles, et où l’on est objectivement condamné à être imbécile. La première déficience morale reste l’indulgence, sous toutes ses formes.(...)
Le sentiment de la dérive se rattache naturellement à une façon plus générale de prendre la vie, qu’il serait pourtant maladroit d’en déduire mécaniquement. Je ne m’étendrai ni sur les précurseurs de la dérive, que l’on peut reconnaître justement, ou détourner abusivement, dans la littérature du passé, ni sur les aspects passionnels particuliers que cette dérive entraîne. Tout porte à croire que l’avenir précipitera le changement irréversible du comportement et du décor de la société actuelle. Un jour, on construira des villes pour dériver. On peut utiliser, avec des retouches relativement légères, certaines zones qui existent déjà. On peut utiliser certaines personnes qui existent déjà.
Guy-Ernest Debord Publié dans Les Lèvres nues n° 9, décembre 1956






































































